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📉 Contraception : une pratique en recul, une réflexion en mouvement

Une enquête nationale récente (Inserm / ANRS, 2023) montre une baisse de l’usage des moyens de contraception en France. Pilule, dispositif intra-utérin, implant, préservatif… moins utilisés qu’il y a quelques années. Mais pourquoi ? Et surtout : qu’est-ce que cela dit de notre rapport à la sexualité et au corps ?


⚖️ Un poids qui repose souvent sur les femmes

Mettre en place une contraception n’est jamais neutre. Cela implique :

  • Un coĂ»t financier et humain (consultations, dispositifs, renouvellements…) ;

  • Une charge cognitive : penser chaque jour Ă  la pilule, planifier son cycle, gĂ©rer les effets secondaires ;

  • Des effets indĂ©sirables : certaines contraceptions hormonales peuvent ĂŞtre associĂ©es Ă  des modifications de libido, des gĂŞnes gĂ©nito-pelviennes, prise ou perte de poids, acnĂ©, maux de tĂŞte, ou encore des variations de l’humeur.


La littérature scientifique souligne que ces effets sont très variables d’une personne à l’autre : pour certaines, la contraception est vécue comme un soulagement ; pour d’autres, comme une contrainte.


🌱 Mais aussi un outil de liberté

Il ne faut pas oublier que la contraception, c’est aussi :

  • Se protĂ©ger d’une grossesse non dĂ©sirĂ©e, ce qui change profondĂ©ment la manière de vivre sa sexualitĂ© ;

  • Pouvoir choisir le moment et le contexte de ses relations sexuelles, avec plus de spontanĂ©itĂ© et de sĂ©curitĂ©, ce qui favorise souvent le plaisir ;

  • Un bĂ©nĂ©fice thĂ©rapeutique parfois important : rĂ©duction des règles abondantes, soulagement des migraines catamĂ©niales (pendant les règles), des douleurs pendant les règles, amĂ©lioration de certaines pathologies gynĂ©cologiques…


👥 Les hommes aussi concernés

Il est essentiel que les hommes s’emparent eux aussi de cette question.

  • Parce que la contraception engage la sexualitĂ© des partenaires ;

  • Parce qu’elle influence la dynamique relationnelle et l’équitĂ© avec le/la/les partenaire.s ;

  • Parce que des solutions existent dĂ©jĂ  (comme le prĂ©servatif masculin) et que d’autres restent Ă  dĂ©velopper.


🔍 Militons pour une recherche active sur les contraceptifs

Encourager la recherche est fondamental : pour mieux évaluer l’impact des contraceptions sur les vécus sexuels des femmes, mais aussi pour proposer aux hommes des méthodes efficaces, sûres et bien tolérées — tout comme il l’exiger pour les contraceptions féminines.


🔍 Un sujet de réappropriation

Requestionner sa contraception aujourd’hui, ce n’est pas seulement dire “j’arrête” ou “je continue”. C’est :

  • RĂ©flĂ©chir Ă  son autonomie et Ă  ses choix Ă  court mais aussi Ă  long terme ;

  • IntĂ©grer son parcours de vie (âge, projets de maternitĂ© ou non, partenaire, antĂ©cĂ©dents mĂ©dicaux) ;

  • Échanger avec les professionnel·les de santĂ© pour explorer toutes les options disponibles (fĂ©minines, masculines, mĂ©caniques, naturelles, hormonales ou non).


đź’ˇ Tips du sexologue

Prenez le temps de parler de contraception en dehors de l’urgence ou de la routine. C’est une discussion globale, qui concerne la santé, la sexualité, le couple et la liberté de chacun·e. Un choix contraceptif n’est jamais définitif : il peut évoluer au fil de la vie, et doit rester ajusté à vos besoins.



 
 
 

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Dr Antoine CANAT

Médecin Sexologue

Membre adhérent de l'AIUS

Membre adhérent du CEFRAAP

Membre adhérent de la Fédération Addiction

Adresse

MSP Mont à Camp

1 avenue Mont à Camp

59160 Lille - Lomme

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